Présentation

Le secteur agricole

Au regard des conditions agro-écologiques du pays (climat, ressources en eaux), le Gabon dispose d’un potentiel agricole très important pour une diversité de produits tropicaux, mais très largement sous-exploité. Le pays ne satisfait aujourd’hui qu’environ 40% des besoins alimentaires par sa production locale.

Le territoire Gabonais est occupé à 88% par la forêt, mais abriterait potentiellement 6 millions d’ha de terres à vocation agricole. Les surfaces agricoles exploitées occupent moins d’1% de la superficie du territoire (environ 250 000 ha en l’an 2000).

La production agricole est en déclin continu, avec un poids décroissant dans l’économie passant de 15% du PIB dans les années 1960, à moins de 5% en 2002 et à peine 1% aujourd’hui. L’agriculture
n’occuperait qu’un sixième de la population du Gabon et continue d’année en année à perdre des actifs en raison d’un exode rural qui semble s’accélérer. La population rurale (force de travail) qui porte l’agriculture est vieillissante et ne bénéficie pas encore de méthodes de production moderne (mécanisation, engrais semences sélectionnées) permettant d’augmenter les surfaces et les rendements.

Aujourd’hui l’agriculture est concentrée dans les zones d’attraction des grandes villes.
L’agro-industrie représentée par quelques entreprises agro-industrielles (héritières des fermes d’Etat) représente aujourd’hui la seule offre locale dans quelques filières tournées essentiellement
vers le marché intérieur (sucre par SUCAF-Gabon, palmier à huile et hévéa par OLAM et SIAT, meunerie et aviculture par la SMAG….)

Le secteur de l’élevage n’est pas mieux loti. Il reste un maillon faible, caractérisé par un niveau très faible d’autosuffisance et une dépendance d’importations en forte croissance. Les productions
sont focalisées sur les filières d’élevage à cycle court (aviculture, élevage porcin) avec une ferme d’élevage bovin géré par la SIAT mais ne constituant aujourd’hui qu’une offre de niche
dans le marché gabonais). La SMAG dans le secteur de l’élevage (production annuelle de 40 millions d’œufs), apparaît comme la seule grande exploitation dominant son marché, sans cependant
atteindre une autosuffisance qui reste toutefois à portée de main. Le potentiel du Gabon dans l’élevage, se situe plutôt dans les filières d’élevage à cycle court. Les filières d’élevage de
ruminants sont handicapées par la position du Gabon dans une zone endémique de trypanosomiases.

En 2009, le Gabon a dépensé près de 250 milliards de F CFA en importations alimentaires composées principalement de riz, de viande, de produits laitiers et d’huile.