Présentation

ÉTAT DES LIEUX DES SECTEURS ÉNERGIE ET MINES
L’état des lieux concerne les activités de consommation des produits pétroliers, de gaz naturel, d’énergie électrique ainsi que les activités d’extraction minières.

LA PRODUCTION PÉTROLIÈRE
Le pétrole joue aujourd’hui un rôle prépondérant dans l’économie gabonaise. Il contribue à hauteur de 49% au PIB et fournit 60% des recettes budgétaires de l’état.
La production pétrolière du Gabon se situe actuellement aux environs de 244 000 baril / jour. Cette production est passée par un maximum entre 1996-1997 de 365 000 baril / jour.

Évolution de la production pétrolière passée

Évolution de la production pétrolière passée

L’ÉVOLUTION DE LA PRODUCTION DE GAZ NATUREL
La production historique de gaz naturel au Gabon provient essentiellement du gaz associé à la production pétrolière. En effet, un nombre très limité de champs de gaz non-associé (moins de 10) est en exploitation à côté d’une centaine de champs pétroliers. Le gaz naturel joue actuellement un rôle marginal dans l’économie gabonaise.

Production gazière et pétrolière

Production gazière et pétrolière

Au-delà des incertitudes statistiques de production, et bien que le GOR (Gas Oil Ratio ou ratio gaz / huile) soit très variable d’un champ pétrolier à l’autre, on peut retenir que la production nationale de gaz est étroitement corrélée à la production pétrolière. Un ratio variant entre 25 à 30 m3 de gaz par baril de pétrole peut être retenu.

PRODUCTION D’ÉLECTRICITÉ
Les études du « Plan électricité Gabon Émergeant » montrent que l’offre d’électricité est redevenue structurellement déficitaire depuis quinze ans. Après une décennie d’investissements entre 1975 et 1986 qui se sont matérialisés par la construction de 5 barrages hydroélectriques majeurs, les efforts d’investissement ont considérablement ralenti les dix années suivantes. La reprise des investissements suite à la mise sous concession a été insuffisante face à l’évolution rapide de la demande d’électricité. Les choix d’investissements réalisés ces dix dernières années ont conduit à des choix coûteux de production avec une part de plus en plus importante d’électricité produite par des moyens thermiques qui présentent l’avantage de pouvoir être mobilisés à court terme mais apparaissent très couteux à l’exploitation.

Ainsi, l’offre s’est à la fois détériorée et le coût de l’électricité a augmenté substantiellement laminant les marges du concessionnaire. L’État a dû se substituer au concessionnaire pour prendre en charge les investissements dans la production e le réseau. Pourtant, le Gabon dispose d’importantes ressources énergétiques qui restent largement sous-exploitées. Seuls 2% de son riche potentiel hydroélectrique (6 000 MW) est exploité et l’importante disponibilité de biomasse forestière n’est pas valorisée. Le secteur électricité joue un rôle marginal dans l’économie gabonaise, il contribue seulement à 1% au PIB.

A ce jour, les études récentes font constater que la production électrique est actuellement répartie 50/50 entre filières hydraulique et thermique. Mais depuis une vingtaine d’années, la croissance de la demande d’électricité est essentiellement satisfaite par la filière thermique. Depuis une dizaine d’années, la croissance de la filière thermique est assurée par les combustibles pétroliers, la génération à partir de gaz restant stable.